La semaine dernière, j’ai assisté à un événement au CRIM où un participant, a posé la question qui tue:
« On sait que la gestion du changement, c’est important. Mais quand vient le temps de demander des ressources, il n’y a pas vraiment de business case qu’on peut présenter pour justifier cet investissement. »
Et là, ça m’a frappée : Oui, il y a un business case. Il est solide. Il est documenté. Mais peu de gens le savent.
Alors aujourd’hui, j’ai envie de vous aider à bâtir votre propre business case pour la gestion du changement. Celui qui vous permettra d’aller chercher les ressources nécessaires pour éviter que vos projets technologiques ne deviennent des échecs.
D’abord, c’est quoi la gestion du changement?
La gestion du changement, c’est une approche structurée visant à aider les individus, les équipes et les organisations à adopter de nouveaux comportements, processus et technologies.
Ce n’est pas une affaire de quelques courriels ou d’une séance d’information. C’est une discipline à part entière qui repose sur des pratiques éprouvées. Et qui, bien appliquée, fait toute la différence entre un projet implanté… et un projet réellement adopté.
Le cœur du business case : les bénéfices
Les recherches sur les bénéfices de la gestion du changement sont nombreuses. Je vais vous présenter celles qui sont les plus pertinentes dans le cadre de projets technologiques.
Commençons avec les études de PROSCI (leader mondial en gestion du changement) des 25 dernière années qui sont arrivées aux conclusions suivantes:
- Les projets avec une gestion du changement excellente ont 7 fois plus de chances d’atteindre leurs objectifs.
- Même une gestion du changement modérée augmente significativement les chances de succès.
Et dans le cas des projets d’intelligence artificielle?
Le graphique ci-dessus illustre les résultats obtenus par des entreprises ayant mis en place des projets d’intelligence artificielle, en comparant celles ayant intégré une gestion de changement exhaustive à celles ne l’ayant pas fait.
Les écarts sont significatifs :
- +27 % en croissance des revenus
- +22 % en optimisation des coûts
- +31 % en réduction des risques
- +33 % en amélioration de l’expérience client et de la rétention
- +36 % en productivité des employés
Ces données démontrent clairement qu’une approche structurée et complète en gestion du changement permet d’amplifier considérablement les retombées positives des projets d’IA.
Il ne s’agit pas seulement d’implanter une technologie, mais bien de créer les conditions nécessaires à son adoption et à sa pleine utilisation.
Qu’en est-il des coûts?
Prenons un exemple concret : Un projet de modernisation ERP à 4 M$.
Votre plan de gestion de projet inclura déjà certaines composantes de gestion de changement tels que:
- La cartographie des nouveaux processus
- La stratégie et le plan de formation
- Des communications
- Etc..
Pour les enjeux plus critiques, tels qu’identifier les barrières potentielles au changement et former les gestionnaires sur la gestion des résistances, il peut être utile de faire appel à un conseiller externe.
Pourquoi?
Parce que même si vous avez les compétences internes pour le faire, vos ressources risquent d’être influencées par les dynamiques interdépartementales et ne seront peut-être pas à l’aise de mettre en lumière certains risques (un risque au niveau du manque de confiance en l’équipe de leadership par exemple).
Un consultant externe aura un regard neutre sur la situation et sera en mesure de soulever les risques de manière appropriée.
Pour notre exemple, assumons les coûts suivants:
- Formation en gestion de changement – 6,000$
- 50 heures d’accompagnement par un consultant spécialisé – 12,500$
- Coût total – 18,500$
Un accompagnement stratégique à moins de 20,000$ peut dérisquer un investissement de 4 millions.
Faites le calcul.
On parle d’environ 0,5 % du coût total pour protéger 100 % de votre investissement. Ça, c’est un business case qui se tient.
Un investissement pour aujourd’hui… et pour demain
Investir dans la gestion du changement, ce n’est pas juste pour le projet actuel.
C’est développer la capacité de votre organisation à changer. C’est bâtir une culture d’agilité. C’est vous positionner pour mieux absorber les prochaines vagues technologiques (et elles ne vont pas ralentir).
Ce ne sont pas les technologies qui freinent l’innovation. Ce sont les humains qui ne sont pas prêts à les adopter.
Pour ceux qui sont sceptiques, je vous rappelle qu’on utilise encore des fax dans les hôpitaux…
Et si on ne le fait pas?
On connaît tous le chiffre : 70 % des transformations échouent.
Et dans 72 % des cas, ce sont des facteurs humains qui en sont la cause.
Pas la techno.
Pas le budget.
Pas l’outil.
L’adoption. L’adhésion. L’accompagnement.
Le vrai risque, ce n’est pas d’investir en gestion du changement. C’est de ne pas le faire.
Vous voulez convaincre votre direction? Parlez de risque, de ROI, de productivité, de capacité organisationnelle à changer.
Et surtout, n’oubliez pas de remercier ceux qui posent les bonnes questions.
Merci Stéphane, pour la tienne. Elle m’a inspirée cet article. J’espère qu’il vous aidera, vous aussi, à mieux faire passer le message.
Vous avez besoin d’aide avec votre adoption technologique? Contactez-nous au info@gotriba.com ou envoyez moi un message sur LinkedIn. On accepte aussi les fax et les pigeons voyageurs 😉
N.B. Cet article a été pensé et rédigé par des humains, puis revu par Chat GPT pour améliorer l’expérience lecteur.